L’Organisation mondiale pour la santé animale (Office International des Epizooties, OIE) établit des normes internationales de police des épizooties pour tous les animaux (Code sanitaire pour animaux terrestres, Code sanitaire pour les animaux aquatiques, manuel des tests de diagnostic pour les animaux aquatiques).
De nouvelles normes sont établies ou modifiées chaque année par des groupes d’experts sur la base de nouvelles connaissances. Elles contiennent des recommandations pour les analyses de risques et la surveillance des épizooties, des règlements pour l’importation et l’exportation ou des exigences pour les laboratoires et les stations de quarantaine. Chacun des 167 Etats membres peut commenter ces propositions.
Des experts de l’Office vétérinaire fédéral (OVF) participent aux groupes de travail ESB, tuberculose et IBR
Notification des épizooties
Chaque Etat membre fournit un rapport sur les épizooties qui ont été diagnostiquées sur son territoire durant l’année écoulée. L’OIE s’assure que les informations correspondantes soient transmises aux autres Etats membres afin qu’ils puissent prendre des mesures préventives.
L’OIE a mis en service depuis le début 2006 un système mondial d’information zoosanitaire (le World Animal Health Information System – WAHIS). Tous les Etats membres sont tenus de transmettre à l’OIE des notifications immédiates d’épizooties, des rapports semestriels ainsi que de répondre à un questionnaire annuel.
En ce qui concerne les zoonoses, l’OIE développe depuis 2006 en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) l’application Internet Global Early Warning and Response System (GLEWS). Cette application permettra de combler les lacunes de l’actuel système d’alerte précoce.
L’OIE soutient également à l’aide d’un fonds mondial les services vétérinaires de différents pays dans le but de promouvoir la santé et le bien-être des animaux.
La protection des animaux : une nouvelle priorité
L’idée de protection des animaux ne s’arrête pas aux frontières. C’est ainsi que pour son congrès mondial 2004, l’OIE avait décidé de ne traiter que de thèmes portant sur la protection des animaux. Le congrès réunissait tous les cercles concernés : représentants des Etats, scientifiques, représentants du monde économique ainsi que des organisations reconnues d’utilité publique du monde entier.
Le but poursuivi est d’améliorer les normes sur la protection des animaux à l’échelle mondiale. Forte de ses 167 Etats membres et en tant qu’interlocuteur officiel dans le cadre des négociations de l’OMC, l’OIE possède un poids non négligeable dans les questions relevant de la protection internationale des animaux.
OVF et OIE
Le directeur de l’OVF représente la Suisse au sein de l’OIE. Des experts scientifiques de l’OVF peuvent être invités à participer aux travaux de différents comités de l’OIE pour produire des rapports scientifiques. Le secteur des Affaires internationales de l’OVF assure alors la coordination des travaux pour l’OIE.